Circuit spécialisé: Faune et Flore |
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Nos guides naturalistes spécialisés:
De formation universitaire et naturaliste réputé (considéré comme l’un des deux meilleurs naturalistes de Madagascar), Jean-Jacques a assisté pendant plus de 13 ans des scientifiques de différentes nationalités et a acquis tout au long de ces années une parfaite connaissance de la flore et de la faune malgache. Auteur de plusieurs publications, il est fréquemment sollicité lors de grands séminaires ou ateliers de travail sur l’environnement et s’occupe encore, à temps partiel, de la formation des guides dans les réserves naturelles. Il est employé chez nous depuis plus de 10 ans et est chargé, outre l’accompagnement de circuits spécialisés, de la formation de nos guides, accompagnateurs et chauffeurs. De formation universitaire, Manitra a reçu une formation théorique et pratique pendant plusieures années avec Jean-Jacques. Lui aussi, auteur de plusieurs publications, il est sollicité lors de grands séminaires ou ateliers de travail sur l’environnement. Il travaille chez nous depuis 5 ans et assiste Jean-Jacques pour la formation de nos guides, accompagnateurs et chauffeurs.
Site d'intérêt biologique de la forêt de Kirindy
Le site est recouvert par une forêt sèche caducifoliée marquée par de remarquables espèces de baobabs, Adansonia grandidieri, Adansonia fony, Adansonia za. D'autres espèces xérophytiques comme Euphorbia spp., Pachypodium sp. et Adenia sp. signalent l'existence d'une grande variété d'adaptation parmi lesquelles on peut citer le système d'emmagasinage d'eau dans la tige, la photosynthèse dans la tige combinée avec une longue période sans feuille. La saison humide de novembre à mars reçoit presque la totalité des précipitations annuelles, 575 mm à 1330 mm. La pluviométrie augmente suivant un gradient ouest/est. Les grosses pluies tombent en janvier.
Réserve privée de Berenty:
La faune: Berenty possède l’une des faunes de vertébrés les mieux connues de Madagascar. 93 espèces d’oiseaux, 10 espèces de mammifères, dont 6 de lémuriens. Parmi ces 6 espèces de lémuriens, Eulemur fulvus rufus et Eulemur fulvus collaris ont été introduits à Berenty. Espèces de lémuriens vivants dans la réserve:
La flore: Le complexe de la réserve de Berenty est situé dans la vallée du fleuve Mandrare. La vallée est formée de dépôts d’alluvions limités par des étendues de sable.
La réserve de Berenty est recouverte par la forêt épineuse qui, selon les endroits, est dominée par Alluaudia procera, Tamarindus indica, Acacia sp, différentes espèces typiques de Didieraceae, Euphorbiaceae et Crassulaceae, surtout Alluaudia Procera, Alluaudia dumosa et Decarya sp. La partie la plus au nord est caractérisée par de nombreux Didierea trollii et d’autres espèces succulentes et crassulescentes.
La Mangrove La mangrove de Madagascar est localisée principalement le long de la côte occidentale, on estime sa surface totale à env. 327'000 ha, dont plus de 98% se trouveraient sur la côte ouest. Comparativement à la surface de l’île (592'000 km²), la mangrove malgache est la plus vaste du monde. Composition floristique: D’une façon globale, la mangrove de Madagascar présente une diversité floristique plus importante que celle rencontrée en Afrique. Elle est représentée par 6 genres appartenant à quatre familles différentes. Ce sont: Rhizophora, Brugueira, Ceriops-Rhizophoraceae, Avicennia-Avicenniaceae, Sonneratia-Sonneratioceae et Xylocarpus-Meliaceae dont la succession, parallèle au contour côtier, présente une configuration constante.
La Région sud Le sud de Madagascar est le domaine le plus sec de l’île, les précipitations varient entre 300 mm dans la bande côtière sud-ouest et 700 mm dans le sud-est. La saison sèche peut durer plus de sept mois et la sècheresse sévir localement pendant deux années consécutives. La pluie peut cependant arriver irrégulièrement tout au long de l’année et un degré d’humidité relativement élevé persiste. Exceptées les forêts ripicoles, localisées, dominées par le Tamarindus indica (Leguminoseae), la végétation du sud est composée par des fourrés, formations intermédiaires entre les forêts sèches caducifoliées et les formations arbustives de moins de 2 m de hauteur. La plupart des formations naturelles sont impénétrables. Il n’y a aucune strate distincte, et les fourrés sont formés par un mélange complexe. La composition floristique est caractérisée par les Didierraceae et par les espèces arborescentes d’Euphorbia (Euphorbiaceae) que l’on retrouve souvent, sinon exclusivement, dans le domaine du sud. Parmi les autres éléments émergents, on peut citer les Euphorbia spp (Euphorbiaceae), Adansonia za, A. fony (Bombacaceae), Tetrapterocarpon geayi (Leguminosae), Dicoma incana (Composittae), D. carbonaria, Gyrrocarpus americanus (Gyrocarpaceae), Maerua filiformis (Capparidaceae), et Ficus marmorata (moraceae). Parmi les genres constituant la formation arbustive, Acacia (Leguminoseae), Commiphora (Buseraceae), Grewia (Tiliaceae), Dichrostachys (Leguminoseae), Iphiona (Compositae), Uncarina (Pedaliaceae), Jatropha (Euphorbiaceae), Gardenia (Rubiaceae), Rhighozum (Bignoniaceae), Cadaba (Bapparidaceae), Megistostegium (Malvaceae), Sclerocarya (Anacardiaceae), Diospyros (Ebenaceae) et Terminalia (Combretaceae). Le marché aux coquillages Situé sur l’artère principale de Tulear, ce petit marché regroupe les vendeuses de coquillages qui étalent différentes espèces toutes plus belles les une que les autres. Pour les passionnés, on y trouve quelquefois des coquillages très rares. Le petit musée d’art funéraire mahafaly Ce petit musée regroupe des objets de culte et des représentations de tombeaux Mahafaly. On y découvre les techniques de constructions ainsi que les différentes coutumes funéraires de la région. La forêt de Zombitse Zombitse est pour le moment une forêt classée, mais la direction des eaux et forêt et le WWF étudient actuellement les moyens d’en faire un parc national pour essayer de protéger sa flore très spéciale et le bulbul d’Appert, un endémique de Zombitse et de la forêt de Vohibasia, située à quelques kilomètres au nord. Ces deux forêts sont des transitions entre la forêt pluviale du domaine du centre, la forêt caducifoliée de l’ouest et le bush sub-aride du sud. En effet, on y rencontre des espèces de la forêt humide du centre et de l’est, comme Phyllarthron sp (Bignoniaceae), des espèces de l’ouest, comme Diospiros sakalavarum (Ebenaceae) et des espèces du sud, comme Euphorbia enterophora (Euphorbiaceae).
Parc national de l’Isalo:
La flore: Le massif de l’Isalo est constitué de grès continentaux datant du Jurassique. Le sud et l’est du massif sont constitués de couches gréseuses dont les éléments sont de taille et de résistance à l’érosion très variable. Ces secteurs présentent un relief ruiniforme typique, marqué par de profonds canyons pouvant mesurer plusieurs kilomètres de longueur. Au fond de ses gorges coulent des rivières le plus souvent permanentes. La forêt, qui couvre environ 10% de la surface du parc, est localisée à certaines pentes caillouteuses et à certaines vallées larges. Les essences les plus courantes sont Uapaca bojeri- Uapacaceae, Asteropeia rhopaloides- Asteropeiaceae, Alberta orientalis- Rubiaceae, Leptolaena multiflora- Sarcolanaceae, Stereospermum euphorioides- Bignoniaceae, Acridocarpus exclens - Malpighiaceae, Dicoma incana- Compositae. Les canyons au fond desquels coulent des rivières, permanentes ou temporaires, abritent des forêts dans lesquelles prédominent Voacanga sp.- Apocynaceae, Nuxia spherocephala- Buddlejaceae, Weinmannia sp.- Cunoniaceae, Dodonaea madagascariensis -Sapindaceae, Trema humberti- Ulmaceae, Tambourissa religiosa- Monimiaceae, Albizia gummifera- Leguminoseae, Chrysalidocarpus isaloensis*- Palmae, Pandanus pulcher- Pandanaceae et trois espèces de fougères, Pteridium aquilinum- Dennstaedtiaceae, Pteris sp.- Pteridaceae et Stricherus sp.- Gleicheniaceae. La végétation rupicole est abondante, distribuée sur l’ensemble du Parc National et principalement marquée par une espèce de Pachypode (Pachypodium rosulatum- Apocynaceae), une espèce d’Aloès (Aloe isaloensis*- Liliaceae et une espèce d’Euphorbe (Euphorbia duvani*- Euphorbiaceae). * = endémique au massif de l’Isalo La Faune: La faune n’a été que très récemment étudiée (1995) et elle est pauvre en espèces : 55 sortes d’oiseaux seulement dont l’une, le merle de roche de Benson (Pseudocossyphus bensoni), est strictement limitée à l’Isalo et 5 sortes de lémuriens dont les plus communes sont le Propithèque de verreaux (Propithecus verreauxi verreauxi), le maki (Lemur catta) et le lemur fauve (Eulemur fulvus fulvus). Espèces de lémuriens vivants dans le Parc National:
Le Papier Antaimoro Le papier Antaimoro est un papier fait-main, dont la technologie a été rapportée par des migrants arabisants, échoués sur le sud-est vers le XIIIème siècle. Le matériau de base est l’écorce d’un arbre proche du mûrier. Aucun produit chimique n’entre dans la fabrication.
Parc national de Ranomafana
La flore: Situé au sein d’une région constituée de collines aux pentes abruptes, la forêt de Ranomafana est de type forêt pluviale malgache du Domaine du Centre. La strate arborée est caractérisée par de nombreux Apocynaceae, Euphorbiaceae et Rubiaceae ainsi que par Dypsis sp. et Phloga sp.-Palmae. Les épiphytes les plus communs sont Asplenium nidus-Aspleniaceae et des orchidées des genres Bulbophyllum et Eulophiella. De vastes zones de forêt secondaire sont occupées par Psidium cattleyarum - Myrtaceae. La Faune: L’avifaune est d’une richesse extrême puisque 98 espèces d’oiseaux y ont été recensées, dont plusieurs sont rares, par exemple:
Certains lémuriens sont ici très faciles à observer : Le microcebe roux (Microcebus rufus) et le lemur à ventre roux (Eulemur rubriventer). Le propithèque de Milne Edwards (Propithecus diadema edwardsi) ne se voit qu’ici. Espèces de lémuriens vivant dans le Parc National:
Ambositra Ambositra, fief de l’artisanat sur bois précieux, possède également des richesses minières assez diversifiées telles que: granite, ardoise, marbre, cristal, nickel, or, pierres précieuses etc. Sa couverture forestière, de 26'000 ha, est constituée, entre autres, de bois d’ébène et de palissandre. Quasiment inexploitée, faute de voies de communication, seuls les habitants de la région, les “Zafimaniry” pénètrent dans la forêt pour se ravitailler en bois pour leur habitat et pour alimenter l’artisanat sur bois précieux tant renommé à Madagascar.
Le Mont Ibity Le Mont Ibity, culminant à 2252 m, se trouve dans un massif de quartzite au sud de la ville d’eau. Il est surtout célèbre pour ses pierres précieuses et semi-précieuses, mais sa flore- et son hérpétofaune- sont aussi très intéressantes. Sa flore est peu connue, mais déjà gravement menacée car les gens arrachent et vendent en ville certaines espèces appréciées des collectionneurs, comme les orchidées ou le Pachypodium brevicaule (Apocynacées), qui est endémique d’Ibity et du massif de l’Itremo seulement. Chez les orchidées, Angraecum spp, Jumellea spp, Aerangis spp et Cynorkis spp, sont bien représentées. Sur les flancs du massif, on rencontre l’espèce pyrophile Uapaca bojeri (Uapacacées) et quelques représentants de la famille endémique Sarcolenaceae.
Suite de la découverte de la réserve où l'on peut trouver de nombreuses espèces végétales, des essences rares ainsi que plusieurs espèces de Lémuriens. Retour à Diego-Suarez en fin de journée. Parc national de la Montagne d'Ambre
La flore Le Parc National de la Montagne d'Ambre est situé dans un ensemble volcanique du quaternaire composé essentiellement de roches basaltiques. La strate arborescente qui culmine à environ 40m de hauteur est dominée par des Gambeya boivininiana, Syderoxylon faucherei- Sapotaceae, Canarium madagascariense- Burseraceae, Hedycaryopsis madagascariensis, Hedycariopsis capuroni- Monimiaceae, Ravensara flavescens- Lauraceae, Ocotea madagascariensis, Ocotea louvelii- Lauraceaae, Aphloia theaeformis- Flacourtiaceae, Dombeya biumbellata Sterculiaceae, Eugenia rotra- Myrtaceae, Polyathia ghesqueriana- Annonaceae, Carissa edulis- Apocynaneae, Anthocleista rhyzophoroides-Loganiaceae, Elaeocarpus grandiflorus- Elaeocarpaceae. La strate arbustive est dominée par Memecylon sp.- Memecylaceae, Cyathea sp.- Cyatheaceae, Neodypsis sp., Chrysalidocarpus sp.- Palmae ainsi que par des végétaux lianescents comme les Strongylodon sp- Leguminosae, Gouania sp - Rhamnaceae, Acalypha reticulata- Euphorbiaceae. On note la présence de nombreux épiphytes parmi lesquels Asplenium nidus- Aspleniaceae, Platycerium sp.- Polypodiaceae, Lycopodium sp.- Lycopodiaceae, Rhyspsalis madagascariensis Cactaceae, et des orchidées comme Bulbophyllum spp., Angraecum spp, Aerangis spp, Aeranthes spp.- Orchidaceae. La strate herbacée est très claire et est principalement constitué par Hypoestes spp.- Acanthaceae. Aux abords de la station forestière, des plantations d'essences exotiques ont été installées parmis lesquelles Cinchona robusta- Rubiaceae, Araucaria angustifolia- Araucariaceae, Pinus keshiya- Pinaceae, Cupressus lusitanica- Cupressaceae, Tristania conferta, Eucalyptus spp.- Myrtaceae et Tectona grandis- Verbenaceae.
La faune Le Parc National de la Montagne d'Ambre présente un peuplement faunistique identique à celui que l'on rencontre sur l'ensemble de la région de l'Est, avec cependant quelques espèces à la distribution restreinte (Eulemur coronatus). L'isolement de ce massif de forêt pluviale au sein d'une région au climat tropical sec a conduit à une diminution des espèces et à la différenciation de sous-espèces localisées: Galidia elegans dambrensis, Phyllastrephus zosterops fluvescens, Pseudocossyphus sharpei erytronotus. La réserve compte 17 espèces de mammifères parmi lesquels 7 espèces de lémuriens, dont Eulemur coronatus et Eulemur fulvus sanfordi. 73 espèces d'oiseaux parmi lesquelles Lophotibis cristata, Haliaeetus vociferoides et Atelornis pittoides. L'herpétofaune est d'une grande richesse et recèle quelques espèces endémiques telles que Homopholis boivini, Uroplatus alluandi et Brookesia tuberculata. Espèces de lémuriens vivant dans le Parc National:
Réserve spéciale de l'Ankarana
L’Ankarana est l’extension occidentale d’un massif calcaire du Jurassique moyen qui émerge d’une plaine basaltique située à 50 m au dessus du niveau de la mer. Le plateau, qui est une formation karstique fortement érodée en surface est constitué par un lapiaz appelé Tsingy. La flore: La forêt caducifoliée du Domaine de l’Ouest se rencontre dans les secteurs où les sols sont profonds. La canopée culmine à 20-25 m et est dominée par les Zanthoxylum sp.- Rutaceae, Dalbergia spp, Cassia sp.-Leguminosae, Ficus sp-Moraceae, Andasonia madagascariensis-Bombacaceae, Canarium madagascariense- Burseraceae. La strate arbustive est assez importante et constituée par Pandanus sp- Pandanaceae, Chrysalidocarpus sp-Palmae, Pachypodium rutenbergianum-Apocynaceae, et de très nombreuses lianes. La strate herbacée est localement abondante et représentée par les Abutilon indicum- Malvaceae, Hypoestes sp, Dicliptera sp.-Acanthaceae, et Olyra spp-Graminae. Les végétaux épiphytes sont assez peu nombreux et représentés par des Orchidaceae et Platycerium sp.-Polypodiaceae. Dans les zones rocheuses, on rencontre une végétation rupicole caractérisée par des Adenis spp-Passifloraceae, Aloe sp-Liliaceae, Euphorbia sp-Euphorbiaceae.
La réserve appartient à la zone climatique occidentale et de ce fait, la saison sèche et la saison humide y sont bien marquées. La faune: Ankarana est une réserve d’une grande richesse faunistique. Elle constitue un refuge pour toute une série d’espèces endémiques et présente un fort degré d’endémisme local. La faune cavernicole est riche et composée par une grande variété de vertébrés et d’invertébrés. Les invertébrés recensés sont les Troglopedetes madagascariensis, le cloporte Synarmadillo madagascariensis et 9 espèces de crevettes qui vivent soit dans les rivières et dans les lacs, soit sur le riche guano des chauve-souris. Les vertébrés cavernicoles sont composés par 9 espèces de chauves-souris au moins, dont l’espèce frugivore Eidolon helvum que l’on rencontre occasionnellement dans les grottes. Pour la population locale de crocodiles (Crocodylus niloticus), les grottes sont très importantes, car elles constituent un lieu de retraite au cours de la saison sèche et pour échapper aux chasseurs. Parmi les reptiles recensés, on compte Uroplatus fimbriatus, Brookesia stumpfii et 2 Paroedura: P. rarus qui est confiné au nord-ouest et a été rarement recensé alors qu’il abonde dans l’Ankarana, et P. bastardi, pour lequel la réserve est la seule localité connue au nord. La réserve possède une avifaune riche et originale puisque des espèces habituellement inféodées aux forêts humides (Caprimulgus enarratus) vivent en sympathie avec des espèces des forêts caducifoliées (Mesitornis variegata). 85 espèces ont été recensées, parmi lesquelles des espèces forestières rares comme Mesitornis variegata et Falco zoniventris, ainsi que Haliaeetus vociferoides. Les espèces de mammifères comprennent 6 lémuriens, en particulier le Aye-Aye (Daubentonia madagascariensis) et Propithecus diadema perrieri. Cette dernière espèce a été recensée une fois dans la réserve. 2 autres lémuriens diurnes sont communs, Eulemur coronatus et Eulemur fulvus sanfordi. Les carnivores Galidia elegans et Cryptoprocta ferox, sont localement communs. Des restes de fossiles et subfossiles de Mesopropithecus, Propithecus et Hapalemur simus ont été découverts dans les grottes.
Centre de reproduction de la Mandraka Accroché sur les pentes de la falaise orientale, le centre regroupe une vingtaine d’espèces de caméléons, une dizaine d’espèces de papillons, 7 espèces de geckos à queue plate (Uroplate) et une dizaine d’autres geckos, une dizaine d’espèces de grenouilles endémiques, plusieurs espèces de phasmes endémiques, des chauve-souris géantes et quelques crocodiles. On peut principalement remarquer:
Réserve spéciale de Périnet
La flore La réserve est située dans le domaine du Centre. La canopée est composée par Weinmania, Tambourissa, Symphonia, Dalbergia, Ravensara et Vernonia. La strate arborescente est particulièrement dense, les Aracaceae, Acanthaceae, Lamiaceae, Balsaminaceae et Gesnériaceae y sont représentées. Les genres typiques sont Cyathea (fougères arborescentes), Dypsis, Plantago, Smilax, Rubus, Alchemilla et Sanicula. Les épiphytes sont abondants et sont constitués par des mousses, des fougères, des orchidées (surtout Bulbophyllum) et des cactées (Rhipsalis).
La faune La réserve abrite 11 espèces de lémuriens (dont 9 y résident en permanence), 3 espèces endémiques de carnivores, 10 de Tenrecidae et 5 de rongeurs. L'avifaune est d'une grande richesse, puisque 109 espèces ont été recensées dont certaines d'une grande rareté, comme Eutriorchis astur, Mesitornis unicolor, Sarothrura watersi, Tyto soumagnei, Neodrepanis hypoxantha, Phyllastrephus tenebrosus. A noter la présence de 3 des 4 espèces de Rolliers terrestres qui fréquentent la forêt pluviale. On dénombre encore 28 espèces de reptiles et 24 d'amphibiens. Espèces de lémuriens vivants dans la réserve:
Canal des Pangalanes Les Pangalanes sont constitués d’un chapelet de 18 lacs d’eau douce reliés entre eux par un canal. D’une surface de 180 km2 ce canal s’étend tout au long de la côte Est avec, d’un côté, la forêt tropicale, et de l’autre, les infinies plages de sable blanc. Sur le canal, les eaux sont douces ou saumâtres et généralement claires et chaudes (23º en juillet et jusqu’à 32º en novembre). La pêche est une activité importante sur les Pangalanes, les prises étaient de 300 à 400 t/an de 1960 à 1975, mais elle ont diminué de volume depuis, probablement à cause de la surexploitation. L’agriculture y est surtout de subsistance, mise à part une petite production de canne à sucre. La flore: La végétation y est essentiellement aquatique avec des Cyperus madagascariensis, C. latifolius, Eleocharis plantaginea, Typhonodorum lindleyanum et Pandanus sp. Sur les dunes littorales qui bordent les complexes, on trouve des formations végétales anthropiques ou des formations secondaires isolées avec Afzelia bijuga, Philippia sp., Terminalia catappa. On rencontre aussi quelques épiphytes comme Asplenium nidus ou les Orchidacées Angraecum eburneumvar, superbum et Angraecum sesquipedale. La faune: Le crocodile du Nil et 61 espèces de poissons ont été recensées dans les eaux du canal, des serpents comme Acranthophis madagascariensis, Ithyciphus miniatus et Leioheterodon madagascariensis sont rencontrés dans la végétation riveraine. Les principales espèces d'oiseaux rencontrées sont Sarkidiornis melanotos, Dendrocygna viduata, Anas hottentota, Anas erythrorhyncha, Bubulcus ibis, Melanophoix ardesiaca, Ardea purpurea, Butorides striatus, Scopus umbretta, Corythornis vintsioides, Milvus migrans et Merops superciliosus.... Des lémuriens comme le aye-aye, le microcèbe roux, le grand cheirogale vivent encore dans les petits blocs de forêt littorale rencontrés ça et là.
Déjeuner.
Rova d’Ambohimanga Palais d’été des derniers souverains de Madagascar, situé sur « la colline bleue » à une vingtaine de kilomètres au Nord de la Capitale, il contient un petit musée regroupant divers présents et cadeaux offerts aux souverains de l’époque. Le palais des premiers ministres Le bâtiment en dur date de 1872 et fut construit à la place d’un autre qui était en bois. Comme l’ancienne construction, ce palais servit de résidence et de bureaux aux premiers ministres jusqu’à la fin de la monarchie. Il fut le témoin muet des deux grands procès politiques qui s’y tinrent en 1916 et en 1948. Il servit de résidence au premier président de la république de 1960 à 1972 puis accueillit les bureaux du premier ministre en janvier 1976. Un incendie le détruisit en septembre 1976. La restauration a duré longtemps et il ne fut réouvert au public que très récemment. Actuellement, on y expose des objets récupérés de la catastrophe nationale que fut l’incendie du palais de la reine: portraits des souverains merina depuis Radama I, trône et couronne des dernières reines, des présents offerts par d’anciens souverains européens... Quelques tableaux y sont aussi exposés dont des oeuvres d’anciens peintres malgaches et des reproductions de toiles de maîtres européens.
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